lundi 15 octobre 2012

Déchéance...


12 commentaires:

François a dit…

Bonjour Henri
Je me suis rendu à l'exposition Edward Hooper (superbe!)
Et là, je me suis rendu compte une fois de plus et comme je vous l'avais déjà dit dans un mail qu'il y avait comme une similitude dans votre approche et celle de Hooper.
Non pas dans le traitement formel de l'image mais plutôt dans le regard sur nos solitudes.
Lorsque j'avais vu votre exposition sur les solitudes, j'ai fait ce rapprochement.
Et, j'en veux pour preuve la photo que vous avez mis sur votre blog.
Tout dans celle ci me "parle" de Hooper,(lumière, couleur,cadre,situation)
Bonne journée.
François

Mireille a dit…

Je ne sais pas si j'aurai la possibilité -et le bonheur- de visiter cette exposition Hopper,mais,peut-être que sans la connaître,je pourrais nommer cette photo d'Henri, "Night shadows",ce qui serait un titre très "hopperien"!
Tout cela pour dire que je partage l"avis de François sur cette œuvre.De plus,en l'agrandissant et en fixant le personnage debout,j'ai l’impression de voir une peinture,comme un certain empâtement? Peut-être cet effet est il dû à la prise de vue nocturne? En tout cas,c'est très réussi...
Mireille.

PS:merci,Gilbert,de prendre de mes nouvelles.Je pense parfois aussi à Gilles,Candi,Jana,...

zoé lucider a dit…

Qu'y a-t-il de plus terrible pour un être humain que cette vulnérabilité sous le regard de tous. le vôtre est celui d'un veilleur attentifaz

Pascale a dit…

Ce qui me frappe c'est aussi cette partie d'enseigne sur la gauche qui pourrait être "verGOGNE", je suis assez d'accord avec tout ce qui à été dit.
Et comme toujours Zoé dit en peut de mots l'essentiel:
Oui, Henri est un "veilleur".
François excusez moi c'est HoPPer. Tout comme vous, j'ai vue cette superbe exposition.
Pascale

Isabelle a dit…

Vos commentaires me donnent vraiment le désir d'aller voir cette exposition.
Pour le peu que j'en connais,Il est vrai que dans cette photo, il y a "quelque chose de Hopper".
Ce blog est toujours un vrai moment de surprise et de détente pour moi.
Même si certaines photos sont parfois malheureusement trop réelles.
Mais le "passeur" qu'est Henri sait y faire pour faire passer ce message en douceur.
Isabelle

Gilbert a dit…

Merci Mireille pour avoir donné de vos nouvelles.

Assez d'accord avec ce qui à été dit.
J'irais voir cette expo, non pas parce-que l'on en parle mais plutôt car j'ai toujours aimé ce peintre et ses représentations.

http://www.youtube.com/watch?v=e9mcw_XWIaY

Gilbert

christiane a dit…

Le cadrage, la nuit et les lumières brutales qui tombent en angle aigu peuvent faire penser à Hopper mais pas cet homme abandonné à son état misérable (là je rejoins Zoé). Hopper peignait une autre forme de solitude, les insomniaques marchant le long des rues, la nuit ou assis (chambre ou bar) regardant droit devant eux, des êtres calmes, perdus, étrangers au monde et aux êtres qui les entourent, des taiseux qui semblent attendre une fin dans un monde froid et dur.
Ici, quelque chose tremble d'une douleur... d'une révolte pour celui qui prend la photo...

Claude a dit…

Christiane dit juste et je suis à 100% d'accord avec elle.
On peut effectivement penser à Hopper pour toutes les explications qu'elle donne mais ayant vu l'exposition, je trouve que c'est plutôt la solitude et le silence qui s'en dégagent à la limite de l'autisme ou bien de l'enfermement.
Dans la photo de Henri, il y a un cri celui de notre humanité, celui du regard sur l'autre.
Alors oui, le cadrage, oui la lumière mais cela s’arrête la ou commence notre interrogation.
Comment peut on accepter sans être révolté ce qui nous est donné à voir?
Claude Frémaux

Anonyme a dit…

Amor, voit-elle, voit-il...

MF

Thierry kron a dit…

il y a quelques semaines, je n'avais pas osé photographier un SDF, rue du Faubourg Saint Honoré...
Je me sens toujours très gêné, je me donne l'effet de faire du voyeurisme.
PS: J'ai bien peur de ne pas voir le lien avec Edward Hopper

Isabelle a dit…

Thierry,
Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes tous et toutes des voyeur(es)tout est ensuite une question de pudeur et de retenue.Et Henri à démontré sur ce blog et ailleurs que ce n'était pas ce côté malsain du regard qu'il nous montre mais plutôt ce qui existe autour de nous.
La relation avec un tableau de Hopper c'est ce que dit Christiane "sur le cadrage, la nuit, et les lumières brutales".Moi aussi je n'ose pas prendre certaines photos peut-être est-ce la une différence avec un photographe professionnel?
Isabelle

Anonyme a dit…

J'aurais plutot intitulé ce cliché "Abandon"...

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